
Le gouvernement de
la République de Chine à Taiwan reconnaît officiellement quatorze groupes
ethniques aborigènes distincts, soit 2% de la population totale insulaire en
majorité chinoise han. Parmi ces peuplades de souche austronésienne, celle des
Bunun constitue l'une des plus importantes par le nombre. Ses membres peuplent
principalement le centre montagneux de l'île. L'héritage culturel qu'ils se sont
transmis est d'une grande richesse et leurs chants polyphoniques uniques au
monde ont désormais acquis une réputation internationale. Bien que dépouillés de
leurs terres ancestrales et ayant perdu une grande partie de leurs
caractéristiques au contact des populations chinoises et de l'occupant japonais,
les Bunun n'en ont pas pour autant oublié leur identité aborigène. Ils
continuent aujourd'hui de lutter pour que leur culture, leur langue et leurs
traditions ne soient entièrement phagocytées par la culture chinoise majoritaire.

Rémy Gils est né à
Cavaillon, en Provence. Il a suivi des études de géographie à la Faculté de
Lettres d'Avignon. De 2006 à 2008, il est parti en volontariat international à
Taiwan où il a d'abord suivi une formation intensive de mandarin à l'Université
Bouddhiste Tzu Chi de la compassion à Hualien puis travaillé en milieu aborigène
dans une mission catholique à Yuli, sur la côte Est de l'île. Il est
actuellement installé à Taipei où il s'adonne à l'étude des tribus aborigènes
formosanes.







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