Le professeur Pétursson revient en Islande après vingt ans d'absence. Le roi Frédérick IV, qui règne sur le Danemark en cette année 1702, lui a donné la mission de rétablir la justice dans la grande île neigeuse, mais cette mission est un leurre. En vérité, le docteur Pétursson a reçu de son souverain d'autres instructions, plus obscures. À la tête d'une petite troupe de gendarmes et de scribes, l'érudit connaît le froid, les nuits lumineuses du bel été, les ténèbres de l'hiver, les chevauchées dans les pluies, la maladie, l'enthousiasme et le découragement. Des tueurs le suivent à la trace, comme des loups. Entre deux randonnées, il fait halte dans le Palais du gouverneur, à Bessastadir. Là, dans une cour de pacotille et de poudre aux yeux, luxueuse et crépusculaire, il affronte d'autres ennemis. Des dames belles et cruelles, des vieillards lunatiques lui tendent piège sur piège. Dans cette Islande de rêve et d'illusion, sauvage et lunaire, il poursuit sa quête insensée, oublié et oublieux de tous. Si L'Incendie de Copenhague a le charme subtil, l'érudition et l'imagination facétieuses de La Bataille de Wagram et des Folies Knigsmark, s'y mêlent ici les séductions d'une terre envoûtante et mythique, baroque et étrange, où s'enlisent les vérités comme les secrets.
En 1768, Bougainville est le premier explorateur français à faire le tour du monde. Sa découverte de Tahiti, cette île du bout du monde, paradis perdu où le péché n'existe pas, enchante Diderot. Comme Rousseau, il croit à l'innocence première de l'être humain et rêve d'une société idéale. Le récit du navigateur lui inspire le dialogue philosophique le plus savoureux, le plus réfléchi et le plus audacieux, peut-être, de toute son œuvre. " Enfants de la grande famille humaine, aidons-nous les uns les autres. Mettons notre bonheur à faire le bonheur de tous. " Au sujet de la nature, de la propriété, de la sexualité, jamais on n'aura parlé avec plus de sagesse, de liberté et d'humour.150/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2506131140001
AU JAPONC'est en 1922 qu'Albert Londres réalise enfin pleinement son rêve de journaliste au long cours : six mois de pérégrination au Japon, en Chine, en Indochine et en Inde. C'est au Japon que le reporter se frotte pour la première fois à l'Asie. Il s'enthousiasme et retrouve sa meilleure veine pour décrire l'étrangeté d'un univers dont il ignorait tout. C'est en 1922 qu'Albert Londres réalise enfin pleinement son rêve de journaliste au long cours. Mandaté par Excelsior, il part en effet pour le plus long et le plus ambitieux de ses reportages : six mois de pérégrination, soixante-quinze jours d'enquête qui le mèneront au Japon, en Chine, en Indochine et en Inde.
C'est au Japon que le reporter se frotte pour la première fois à l'Asie. Il s'enthousiasme et retrouve sa meilleure veine pour décrire l'étrangeté d'un univers dont il ignorait tout. Il brosse le portrait d'un pays aux ambitions contradictoires, prêt à de profondes mutations dans la recherche d'une nouvelle légitimité internationale. À Tokyo – qu'il qualifie de " monstre pour Barnum ", tant la ville lui semble tentaculaire – il se lie d'amitié avec le nouvel ambassadeur de France, qui a pour nom Paul Claudel, lequel lui accorde une interview exclusive.440/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2207001649536