Quel roman, la vie des Knigsmark ! Durant un grand siècle, de la guerre de Trente Ans, en 1618, à la bataille de Fontenoy, en 1745, ces soldats venus du Nord font le coup de feu sur toutes les scènes de la tragédie européenne. De Riga à Athènes, ces étincelants guerriers avancent la torche à la main, au service du roi de France ou de l'empereur germanique, du roi de Pologne ou de celui de Suède. Ils pillent Prague, incendient la Flandre, coulent des galères barbaresques et font sauter le Parthénon. Ils courent les femmes dans les boudoirs de la Régence, les bals de Venise, les châteaux de Hanovre ou les chambres ombreuses du Kremlin. À leur tonitruante panoplie de soldat, les Knigsmark ajoutent tous les ingrédients des amours folles, dagues et poisons, masques et travestis. Le dernier guerrier de la lignée, le maréchal de Saxe, fils bâtard d'Aurore de Knigsmark et du roi de Pologne, Auguste le Fort, naît en Allemagne, se bat contre Louis XIV avant de sauver Louis XV, manque de devenir tsar, roi de Madagascar, prince de Courlande ou de Corse, aime des princesses et des chimères, des comédiennes et des paysannes. Ce maréchal romantique meurt dans le château de Chambord. On ne sait rien de sa mort. Le roman commence...
Journaliste et critique littéraire, Gilles Lapouge a déjà publié plusieurs ouvrages dont La Bataille de Wagram qui reçut en 1986 un accueil enthousiaste de la critique et du grand public.
En 1768, Bougainville est le premier explorateur français à faire le tour du monde. Sa découverte de Tahiti, cette île du bout du monde, paradis perdu où le péché n'existe pas, enchante Diderot. Comme Rousseau, il croit à l'innocence première de l'être humain et rêve d'une société idéale. Le récit du navigateur lui inspire le dialogue philosophique le plus savoureux, le plus réfléchi et le plus audacieux, peut-être, de toute son œuvre. " Enfants de la grande famille humaine, aidons-nous les uns les autres. Mettons notre bonheur à faire le bonheur de tous. " Au sujet de la nature, de la propriété, de la sexualité, jamais on n'aura parlé avec plus de sagesse, de liberté et d'humour.150/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2506131140001
AU JAPONC'est en 1922 qu'Albert Londres réalise enfin pleinement son rêve de journaliste au long cours : six mois de pérégrination au Japon, en Chine, en Indochine et en Inde. C'est au Japon que le reporter se frotte pour la première fois à l'Asie. Il s'enthousiasme et retrouve sa meilleure veine pour décrire l'étrangeté d'un univers dont il ignorait tout. C'est en 1922 qu'Albert Londres réalise enfin pleinement son rêve de journaliste au long cours. Mandaté par Excelsior, il part en effet pour le plus long et le plus ambitieux de ses reportages : six mois de pérégrination, soixante-quinze jours d'enquête qui le mèneront au Japon, en Chine, en Indochine et en Inde.
C'est au Japon que le reporter se frotte pour la première fois à l'Asie. Il s'enthousiasme et retrouve sa meilleure veine pour décrire l'étrangeté d'un univers dont il ignorait tout. Il brosse le portrait d'un pays aux ambitions contradictoires, prêt à de profondes mutations dans la recherche d'une nouvelle légitimité internationale. À Tokyo – qu'il qualifie de " monstre pour Barnum ", tant la ville lui semble tentaculaire – il se lie d'amitié avec le nouvel ambassadeur de France, qui a pour nom Paul Claudel, lequel lui accorde une interview exclusive.440/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2207001649536