Plongez dans l'univers de la tapisserie française à travers les siècles. Cet ouvrage richement illustré explore plus de 500 ans d'histoire, des chefs-d'œuvre médiévaux aux créations contemporaines. Sous la direction de Benoît-Henry Papounaud, découvrez un patrimoine artistique d'exception. Du Moyen Âge à nos jours, la tapisserie a toujours été un mode d'expression artistique majeur. Si la tenture de l'Apocalypse ou la Dame à la licorne font partie de l'imaginaire collectif, il n'est pas certain que les nombreux chefs d'oeuvres tissés au cours des siècles soient aussi bien connus de tous. C'est la raison pour laquelle les Éditions du patrimoine publient une ample monographie qui propose un parcours de plus de cinq siècles entre trame et chaîne. Cette parution prend place dans le cadre d'une saison 2017 que le Centre des monuments nationaux consacre à la tapisserie à travers ses monuments : " En lices ! ".
Dès l'origine, les tapisseries participent de la symbolique des lieux où s'exerce le pouvoir, notamment lors des grandes cérémonies, civiles ou religieuses, mais aussi de l'apparat de la noblesse, dont elles sont un signe ostensible de richesse. La monumentalité de leur registre décoratif leur permet de s'imposer comme un médium capable de déployer des cycles narratifs non seulement ambitieux, mais aussi édifiants. Elles déploient une iconographie qui concourt à transmettre un message et à affirmer le rang et la culture de leur commanditaire. Pouvant atteindre des coûts de fabrication très élevés, leur réalisation exige plusieurs années, nécessite des savoir-faire de haut-niveau tant artistiques que technologiques, et met en oeuvre des matériaux parfois très précieux.
Ce livre révèle un patrimoine méconnu, et permet au lecteur de mieux appréhender ce domaine artistique singulier, grâce à une équipe d'auteurs aux compétences complémentaires : historiens de l'art, conservateurs, techniciens... Il réunit des institutions de renom au premier rang desquelles le Mobilier national / manufacture des Gobelins et de Beauvais, ou la Cité internationale de la tapisserie d'Aubusson. C'est aussi l'occasion de faire partager la collection du Centre des monuments nationaux, la plus importante en France après celle du Mobilier national.
L'ENFANT OBSCUR - PEINTURE, EDUCATION, NATURALISME- La découverte par le XIXe siècle du mystère de l’enfance. Une approche pluridisciplinaire : comment la littérature, la pensée, à la suite des progrès de l’obstétrique, sont fascinés par l’origine de la vie et la réalité occulte des gênes.
Les images sont profondément impliquées dans la formation de l’enfant. Il s’agit là d’une histoire ancienne : on ne commande pas l’effigie de son enfant à autrui sans souhaiter y voir, et faire voir au monde, l’excellence de son action sur le modèle. Le portrait d’enfant est toujours, d’une façon ou d’une autre, le portrait de ses parents – mais aussi des préceptes du temps. Avec les idées rousseauistes du XVIIIe siècle, nous explique Emmanuel Pernoud, la modélisation picturale de l’enfant connaît une évolution sensible : l’indexation de la pose sur celle des adultes le cède aux apparences attendues du « naturel ». L’innocente harmonie de l’enfant et de la nature confine à la convention chez un Reynolds. Mais le présent ouvrage révèle surtout en quoi, avec le XIXe siècle et dès le Romantisme (chez un Géricault, par exemple), une histoire de l’enfance indéfinie s’est posée très tôt en contradiction avec les représentations éducatives et puériculturelles qui, pour leur part, prônaient l’image d’une enfance définie – par son origine, son lieu de vie, son vêtement, son école, à travers un genre pictural prédestiné à la définition de l’individu : le portrait. Des peintres du XIXe siècle tels Géricault, Corot, Courbet, Manet, Degas tenteront de faire sortir cet enfant « inconnu » de l’image éducative. Certains chercheront, comme Van Gogh, l’infini dans l’enfance ou, comme Gauguin, cette humanité sans pose qui offre à l’homme une autre image de lui-même. Peindre l’inconnu dans l’enfant suppose un certain état de « désarmement » face au motif. Au prix parfois d’un certain renversement des rapports adulte/enfant, peintre/modèle. Emmanuel Pernoud distingue ici avec subtilité toute une gamme d’options inaugurées par cette quête inédite de l’enfance, depuis l’approche affective d’un Renoir en phase avec la nouvelle donne éducative jusqu’à la relation impossible chez un Hodler ou un Knopff, en passant par le regard détaché de toute humanité d’un Degas pris en flagrant délit de vouloir peindre davantage le portrait de l’hérédité que celui d’un enfant. En plein positivisme, ce questionnement rejoint des interrogations en cours dans les ouvrages scientifiques, les traités de pédagogie et d’obstétrique, et la littérature naturaliste, de Dickens à Zola. L’intérêt de cette étude aux vues inédites tient à la confrontation constante de ces différentes sources. Les unes et les autres exhument un sentiment de mystère alors encore très fort face à la vie en train d’éclore, de l’embryon à ce qui est vécu comme le drame primitif de la naissance. Voici de quoi nous inspirer une certaine nostalgie, à nous, parents psychologues, gorgés de littérature pédagogique et puéricultrice, savants de l’enfance campés sur des certitudes de professionnels.2,530/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501002028758
CHEFS-D'OEUVRE DISPARUSSaviez-vous qu'un Van Eyck fit l'objet d'une demande de rançon ? Qu'un Caravage volé par la mafia est toujours porté disparu ? Qu'une toile admirée sombra avec le Titanic ? Que Monet représenta le pire des dangers pour ses propres oeuvres ? Que le gouvernement de Vichy détruisît un ballon qui décorait Paris ? Qu'un Picasso explosa dans un crash aérien ? Que certaines oeuvres se sont inexplicablement évanouies des réserves des musées qui devaient les conserver ? La vie des chefs-d'oeuvre n'est pas de tout repos, et souvent digne d'un roman. À travers le destin rocambolesque de plus d'une centaine d'oeuvres, ce livre explore la façon dont l'art peut disparaître. Cambriolages, pillages, erreurs humaines, incendies ; les dangers sont innombrables... mais l'espoir parfois permis ! Visite guidée parmi ces chefs-d'oeuvre que vous ne verrez (peut-être) jamais plus.1,760/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501090143006
L'ODYSSEE AU LOUVREUlysse aux mille tours est un héros contemporain, naufragé et inventif, nostalgique d'un ailleurs et nostalgique de chez lui. C'est un héros grec, bien sûr, qui choisit d'être mortel, d'avoir un nom, d'être un soi-même racontable, d'inventer un discours qui gagne, et d'être reconnu. Les mots de l'Odyssée sont mis devant nos yeux par les vases qui écrivent au Louvre, galerie Campana, un roman graphique. Nous comprenons alors ce qu'est un monde païen, et comment Homère, la Bible ou la science ne nous tyrannisent pas de la même manière. Au terme de ces conférences de la Chaire du Louvre, j'ai cru voir comment nous étions grecs. B. C.1,920/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501090143004
ASTRESPeu d'activités unissent autant les différentes cultures que la contemplation du ciel. Depuis l'Antiquité et par-delà les frontières, le cosmos fascine, il est une source inépuisable d'émerveillement et d'inspiration pour un grand nombre d'artistes. Cet ouvrage propose un voyage stupéfiant dans l'espace, à travers les créations artistiques les plus diverses : des statues gréco-romaines aux oeuvres contemporaines, des enluminures médiévales aux peintures surréalistes, des stèles mésopotamiennes aux gravures de la Renaissance et des mythologies occidentales aux légendes orientales. Hildegarde von Bingen, Johannes Vermeer, Caspar David Friedrich, Vincent Van Gogh, Claude Monet, Henri Matisse, Georgia O'Keeffe : la galerie du ciel étoilé est infinie à parcourir.2,750/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501090143003