Le nouveau film de Hugo Santiago, Le Ciel du Centaure, est un conte fantastique dont la fable nous fait parcourir un Buenos Aires aussi onirique que reconnaissable. Il s'agit d'une quête témoignant d'une fidélité, d'une chasse au trésor alimentée par une convoitise, d'une recherche visant le seul plaisir du beau. Un étranger arrive à bord d'un navire dans le port de la ville. Chargé de déposer un colis chez un ami de son père avant le départ du bateau, il s'enfonce dans le dédale urbain sans toutefois connaître le contenu de ce qui lui a été confié. Le destinataire semble avoir disparu, et l'étranger suivra un itinéraire improvisé au fur et à mesure de ses rencontres, à moins que le parcours ne soit conçu d'avance. Très vite il tombe dans les mains d'une bande qui lui vole son paquet et, ne trouvant pas à l'intérieur l'objet cherché, menace de le tuer. Le périple commence. Quel est son véritable enjeu ? L'étranger n'en sait rien. Même si le hasard intervient dans l'enchaînement des scènes, on dirait que l'étranger est attendu à Buenos Aires, ou que les traces de son errance contribuent à former une constellation dans laquelle il s'insère. Il avance et il recule sous le ciel du Centaure. Et le film dont chaque plan a été imaginé avant le tournage et chaque paramètre a été fixé pendant le montage, ou le réglage, guette déjà le spectateur virtuel afin de le capturer et l'emporter avec lui. Mais une fois que l'étranger et le spectateur acceptent le défi, que la caméra enroule l'espace avec ces mouvements incessants, que la couleur inonde les images pour se retirer aussitôt, que la musique de tango, toujours prête à démarrer, s'impatiente, le divertimento que Hugo Santiago propose soulève encore une question. Qu'est-ce qui nous arrive lorsque, curieux, aveuglés, exaspérés, amoureux, accablés, émerveillés, traqués, étourdis, attirés, nous nous apercevons de ceci : que nous avons pris du plaisir, ou qu'il y avait là du sens, un sens qui nous échappe, qui doit nous échapper et côtoyer le non-sens s'il ne veut pas se figer dans une signification appropriable et manipulable ? Est-ce une sorte de grâce ?
PARIS DECOR DE CINEMA - PROMENADES SUR LES LIEUX DE TOURNAGESPromenades sur les lieux de tournages À l'écran, Paris devient un personnage à part entière, et ce livre offre de nous replonger, le temps d'une promenade, dans ses décors naturels. Du Sentier de " La Vérité si je mens à l'hôtel de Soubise de Papy fait de la résistance, des Bains Douches des Nuits de la pleine lune au Grand Véfour de Midnight in Paris, en passant par les cafés animés de la rue de Charonne de Chacun cherche son chat ou la place de l'Estrapade d'Emily in Paris, chaque lieu parisien raconte une histoire. Un voyage en images, émaillé d'anecdotes, dans les coulisses de la capitale du cinéma.770/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2503080150001
MA MERE RIT"L'enfant était né vieil enfant et du coup, l'enfant n'était jamais devenu adulte. Il évoluait dans le monde des adultes comme un vieil enfant, et y arrivait mal. Le vieil enfant se disait que si sa mère disparaissait, il n'aurait plus nulle part où revenir. L'enfant à l'adolescence avait fait les quatre cents coups, puis à l'âge adulte n'importe quoi mais savait qu'il pouvait toujours revenir. L'enfant, c'est elle, c'est moi. Et maintenant je suis vieille, je vais avoir soixante ans. Et même plus. Et j'en suis toujours là. Je n'ai pas d'enfant. Un vieil enfant ne fait pas d'enfant. Qu'est-ce qui va me retenir à la vie après." Dans cet autoportrait écrit à vif, dans la brûlure, l'intensité et l'âpreté du quotidien, Chantal Akerman nous confie la matière même de toute son oeuvre. Les mots sont autant d'images accolées entre elles, scotchées, coupées ; c'est l'écriture comme un montage en cours, le cinéma n'est jamais loin. C'est le même langage que la vie. L'autrice dévoile avec pudeur et douleur la relation avec sa mère, avec sa compagne, avec sa propre folie, qui la guette. Ma mère rit est une magnifique plongée dans les joies, les blessures ; dans le coeur de la réalisatrice.580/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2502002030032
CHRISTOPHE HONOREAu cinéma, au théâtre, à l'opéra et en littérature, Christophe Honoré est devenu, discrètement, l'un des artistes les plus prolifiques de sa génération, et a construit une oeuvre d'un éclectisme rare. D'abord considéré comme un écrivain faisant des films, il s'est transformé, au fil des ans, en un cinéaste mettant en scène des pièces et des opéras, pour être aujourd'hui tout à la fois cinéaste, metteur en scène et écrivain. Quelle que soit la forme qu'il privilégie, il réussit toujours à interroger, avec douceur, humour et grâce, nos enfances, nos familles, nos amours et nos disparus. Ce livre, richement illustré par ses oeuvres, par ses archives et documents de travail, rassemble un entretien au long cours avec Christophe Honoré, et des textes inédits d'une vingtaine de personnalités qui travaillent à ses côtés, dans les différents champs artistiques (cinéma, littérature, opéra et théâtre), parmi lesquelles Alex Beaupain, Catherine Deneuve, Marina Foïs, Louis Garrel, Vincent Lacoste, Laurent Lafitte, Chiara Mastroianni ou Serge Toubiana.2,480/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501160150001
WES ANDERSON - LA TOTALEObsession du détail et de la symétrie, audace chromatique, esthétique vintage : le cinéaste texan Wes Anderson impose un style et une signature inimitables, dont la portée déborde du cadre strictement cinématographique. Inspirant les plus grands créateurs d’aujourd’hui, son univers si caractéristique embrasse le réel d’une façon poétique et ludique en mettant en scène une galerie de personnages loufoques, une mélancolie persistante, des mélodies entêtantes. Regarder un film de Wes Anderson revient à traquer le visible et l’invisible, à recenser les références et les clins d’oeil plus ou moins cachés que ce grand esthète affectionne. Un véritable jeu de piste dont ce livre a pour ambition de vous livrer les clés. Synopsis, genèse, distribution, réception critique et publique : tous les films, courts et longs-métrages décryptés. Une iconographie foisonnante : affiches, photographies de plateau, matériel préparatoire… Des portraits et des interviews des proches collaborateurs de Wes Anderson pour aller plus loin. Des focus pour découvrir les motifs récurrents de l’oeuvre, les obsessions formelles et les thématiques du réalisateur. Des révélations inédites : des secrets de tournage et des anecdotes sur le processus de création… Un index détaillé pour retrouver rapidement les oeuvres et les personnes citées.2,200/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501090150005