Les maths, c'est du chinois ! Et les maths en chinois, alors qu'est-ce que c'est ? On a là, raconté de façon très drôle et avec une pointe d'autodérision, l'itinéraire original d'une jeune femme brillante qui met toute son opiniâtreté à venir à bout d'une équation à plusieurs inconnues que nul n'a encore résolue. " La seule véritable aventure, c'est de tout laisser. Un aller sans retour et sans savoir où l'on va.
Lâcher prise, se laisser porter, abandonner toute détermination, et le plus difficile, s'y complaire. Déposer les armes devant l'angoisse des lendemains, comme un ultime combat contre soi-même. Voilà, c'est ça, vaincre en déposant les armes. C'est dans cet état d'esprit que j'ai débarqué à Taiwan avec l'idée saugrenue de faire des mathématiques en chinois. " C'est ainsi que Charlotte Pollet nous présente la démarche qui va la conduire, à travers mille difficultés et péripéties – arguties administratives, problèmes d'intercompréhension, enseignement des mathématiques selon des voies inhabituelles et dérangeantes pour un Occidental, acclimatation parfois difficile au pays et aux modes de vie, rencontre avec un Taïwanais et mariage, grossesse au moment de la préparation des examens et du passage des épreuves – jusqu'au dénouement heureux final.
Pourquoi ce titre Guang-Gong dit oui ? C'est que Charlotte, lorsqu'elle est à Taiwan, s'immerge complètement dans les coutumes et les croyances du pays. " Un ami taïwanais fervent taoïste m'indique qu'il me faut passer par le temple pour éviter un accident inhérent à mon année de naissance. " Elle se rend donc au temple et on lui indique que Guang-Gong est la divinité la plus adéquate pour livrer des augures dans son cas.
" Je demande si mon entreprise à Taiwan va réussir tout en détaillant bien qui je suis et je pioche ensuite au hasard une baguette numérotée dans un imposant cylindre en bois. J'obtiens le numéro soixante. Et on me donne un long ticket rose de papier fin numéroté soixante sur lequel figure la réponse du dieu. L'officiant m'indique que toutes mes entreprises, thèse, études, mariage, enfant, tout, absolument tout...
sera une réussite et que très rarement Guang-Gong donne des avis si positifs et si enthousiastes. " Dans les moments de stress ou de découragement, ce ticket rose deviendra pour elle un talisman.
Biographie de l'auteur
Charlotte Pollet obtient ses deux diplômes de doctorat en 2012 et en 2013, et est immédiatement sélectionnée pour un poste de professeur à la National Chiao-Tung University (NCTU) où elle travaille maintenant. Ses recherches portent sur l'histoire des mathématiques de l'Inde et de la Chine.
ISBN-10
2360571915
作者 Auteur
POLLET CHARLOTTE
出版社 Editeur
L'ASIATHEQUE - MAISON DES LANGUES DU MONDE EDITIONS
HISTOIRE DE L'EMPIRE COLONIAL CHINOIS - DU XVIIE SIECLE A NOS JOURSEt si la Chine avait eu, elle aussi, son empire colonial ? À rebours des récits officiels et d'une historiographie largement alignée sur la position de Pékin, ce livre propose une thèse radicalement nouvelle : considérer le Tibet, le Turkestan oriental (Xinjiang) et la Mongolie intérieure non comme de simples régions de minorités ethniques au sein d'un État pluriethnique, mais comme les territoires d'un véritable empire colonial chinois – conquis, soumis, intégrés, puis administrés selon des logiques de domination culturelle, politique et militaire.
S'appuyant sur une relecture critique de l'histoire chinoise, l'auteur démontre qu'avec la dynastie mandchoue (1644-1911), la Chine impériale a franchi un tournant colonial : conquêtes militaires, déplacements de populations, destruction de civilisations locales, imposition d'un contrôle administratif et idéologique. À la chute de l'Empire, la République de Chine, puis la République populaire ont prolongé cette entreprise en la réhabillant d'un discours d'unité nationale.
Menée d'une main de maître par François Joyaux, spécialiste de l'Asie de l'Est, cette enquête historique interroge les ambitions actuelles de la Chine dans le monde. Les " Nouvelles Routes de la Soie ", déployées en Afrique, en Asie et dans l'océan Indien, ne seraient-elles pas la reconduction, sous une autre forme, d'une logique impériale et coloniale, à l'image de celle des puissances européennes au XIXe siècle ?
Un livre essentiel pour voir la Chine autrement.1,380/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2603123010001
IL Y AVAIT UNE MONTAGNE AVANT 从前有座山Quand elle arrive en chine en 2023, à l'occasion d'une résidence, Emilie Seto ne connaît pas encore le pays. Ces villes sans fin, que l'on bâtit en hauteur, les rues et leur douce anarchie, tout est nouveau pour la dessinatrice, tout la fascine. Les images, tracées au crayon, sont à la fois précises, détaillées, et ultra-vivantes, à des années-lumière du dessin classique : lignes des buildings qui gondolent dans le ciel, perspectives approximatives, colours riches et saturées. En évitant les clichés touristiques, ce livre rend hommage à un pays, et à la rue, sans faire de distinction entre ordinaire et spectaculaire. Les pages de dessins sont ponctués par les textes de l'autrice, entre poésie et de réflexions personnelles.830/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2603002178571
TAIWANCe pays n'en est pas un. Du moins, pas pour la grande majorité des États membres des Nations unies. Taïwan est une île survivante. Une rescapée des convulsions brutales de l'histoire de la Chine contemporaine. Or Taïwan et les Taïwanais existent. Son économie est l'une des plus dynamiques de la planète. La domination de ses industriels sur le marché mondial des processeurs et des semi-conducteurs est presque sans partage. Taïwan tient debout pas la force de sa population et sa détermination à demeurer libre. Il fallait, pour raconter l'émergence et l'insolente résistance de Taïwan, un auteur qui connaisse cette île de l'intérieur, capable de nous en décrire le coeur battant. Ce petit livre n'est pas un guide. Il arpente les routes montagneuses de l'île et vogue sur les eaux convoitées du détroit de Formose afin de comprendre le miracle taïwanais. Un miracle dont les plus funestes oracles affirment qu'il pourrait, un jour, déboucher sur une guerre d'envergure. Alors qu'aujourd'hui, les 24 millions de Taïwanais ne réclament que la paix. Un récit suivi d'entretiens avec Ka Chih-ming (historien), Tchen Yu-chiou (ex-ministre de la Culture, musicienne) et Wu Shou-Ling (cheffe d'orchestre).610/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512123010001
SUR LES RIVAGES D'ASIE - THAILANDE, INDONESIE, TAIWAN, VIETN« Homme libre, toujours tu chériras la mer ! » « Désireuse de vérifier les mots de Baudelaire, moi aussi, bien que femme, j'allais m'abandonner à la mer. Lors de mes précédents voyages ce n'est jamais vers le littoral que je me dirigeais, mais vers les formations colossales de grès du Hunan, vers les premières marches de l'Himalaya ou les yardangs du désert. de Gobi. La roche en soi, les strates, traces tangibles du temps. Seulement mon objectif n'était plus de suivre le temps, c'était de m'en extraire ; il me fallait marcher là où aucune trace ne survit car engloutie continuellement par les flots : le rivage. Cette bande mouvante qui délimite la frontière entre les deux royaumes de notre planète et qui, à certains endroits, en se mordant la queue, donne naissance à une île, orpheline de la terre en pleine mer. Ce voyage tourné vers le large ne me guiderait donc pas une énième fois vers la Chine, terre de mes premiers émois d'exploration. Néanmoins, c'est de ce côté du globe que mon cœur penche invariablement...»1,930/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2510002125753