Du président de la république au maire de Paris en passant par le président de la région Île-de-France, voilà trois strates du pouvoir, celui de l'état, des collectivités territoriales et de la municipalité parisienne qui, armées d'un nouveau secrétaire d'état, se portent au chevet de la capitale française pour décider de son avenir. Mais plus que des effets d'annonce, des luttes politiciennes ou de mirifiques grands projets architecturaux, le Grand Paris a besoin de se forger une identité et un destin communs. Pour servir cette ambition, il convient d'expliquer et d'analyser les aspects de cette métropole, c'est précisément à la tâche que ce livre s'assigne. Il traite de la forme de la ville en essayant de fournir des outils comme des repères pour décrire l'agglomération parisienne et imaginer son avenir au XXIe siècle au sein des grandes métropoles mondiales.
Voilà longtemps que Paris a dépassé ses limites pour former une agglomération où se rassemblent des territoires divers coupés par des infrastructures de transports et des forêts, où les parties habitées coexistent avec des zones agricoles, des pôles d'emplois, des secteurs naturels, des plateformes logistiques. Le centre ancien, la Ville de Paris, ne représente plus que 5% du territoire urbanisé et deux millions d'habitants. Dorénavant, il doit composer avec d'autres réalités, en premier lieu les sept à huit millions de banlieusards.
Le débat sur Paris et son agglomération est essentiel : quelle ville et pour qui ? Par quelles modalités associer les citoyens aux décisions qui les concernent ? Comment faire participer les acteurs économiques aux stratégies d'aménagement qui fixent le cadre du développement ? Cette discussion se nourrit des espoirs, des inquiétudes et des prises de conscience récentes sur l'environnement et la préservation des ressources, la densité et l'économie des sols, les modes de transport et le développement économique, le logement et l'emploi.
Philippe Panerai est architecte et urbaniste. Son activité professionnelle se déploie selon trois grands champs : le grand territoire et la redéfinition des rapports ville/campagne, la forme de la ville et l'intégration des grandes infrastructures, les mutations du tissu urbain, notamment celles des grands ensembles de logements sociaux. Ses travaux ont été maintes fois récompensés par le Prix Haussmann en 1981, le Grand Prix National d'Urbanisme en 1999, la Médaille d'Argent de l'Académie d'Architecture en 2007.
Il s'est longtemps également consacré à l'enseignement et a abondamment publié dont Formes urbaines, de l'îlot à la barre, avec J. Castex et J. Ch. Depaule, traduction en italien, allemand, néerlandais, espagnol, serbo-croate, japonais et anglais ; Lecture d'une ville, Versailles, Le Moniteur, Paris, avec J. Castex et P. Celeste ; Éléments d'analyse urbaine, avec J.Ch. Depaule et M. Demorgon ; Projets urbains avec D. Mangin, traduction en espagnol.
Liens avec d'autres ouvrages des éditions de la Villette :
La ville franchisée, David Mangin Anatomie de projets urbains : Bordeaux, Lyon, Rennes, Strasbourg, Yannis Tsiomis et Volker Ziegler Le projet urbain : enjeux, expérimentations et professions, sous la direction d'Alain Hayot et André Sauvage
LE CORBUSIERCharles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier (1887–1965), est sans conteste l'un des architectes les plus importants du XXᵉ siècle. De la villa Savoye, à Poissy, à la Cité radieuse de Marseille, de son cabanon au bord de la Méditerranée à la ville de Chandigarh en Inde, en passant par des immeubles d'habitation, une chapelle et même un couvent, il a réalisé sa vie durant des bâtiments devenus des icônes du Mouvement moderne que les amateurs du monde entier viennent visiter. Cet architecte, parfois provocateur, a aussi consacré son temps au dessin, à la peinture et à l'écriture. Théoricien, il a publié une quarantaine de livres qui restent des références. " L'architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière ", écrivait celui qui a durablement marqué cette discipline.1,100/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2601120120001
LA CRITIQUE A L'OEUVRE - FRAGMENT D'UN DISCOURSLa crise environnementale actuelle confronte les architectes à la nécessité de redéfinir leurs positions éthiques, donnant ainsi un rôle renouvelé à la critique architecturale. Mais ce lien entre crise et critique, au-delà d'une étymologie commune, reste équivoque. La critique réagit-elle aux crises ou les suscite-t-elle ? La crise environnementale actuelle confronte les architectes à la nécessité de redéfinir leurs positions éthiques, donnant ainsi un rôle renouvelé à la critique architecturale. Mais ce lien entre crise et critique, au-delà d'une étymologie commune, reste équivoque. La critique réagit-elle aux crises ou les suscite-t-elle ? Les crises internes qui traversent régulièrement la critique coïncident-elles avec celles qui affectent l'architecture, ses institutions et, plus largement, la société ? La critique a-t-elle pour finalité d'agir à l'intérieur des frontières disciplinaires de l'architecture ou, au contraire, de faire œuvre de médiation envers les mondes qu'elle est censée transformer ? L'architecture elle-même peut-elle s'armer d'un potentiel critique ? Ces questions récurrentes, qui ont accompagné les développements de l'architecture moderne et postmoderne, ont désormais une longue histoire que le présent recueil contribue à éclairer. Issues de plusieurs colloques, journées d'études et projets de recherche, les enquêtes qu'il rassemble en détaillent certains épisodes ou acteurs clés de part et d'autre de l'Atlantique, de Bruno Zevi à Reyner Banham, en passant par Alexander Tzonis ou Kenneth Frampton. Avec des contributions de Georges Adamczyk, Paolo Amaldi, Denis Bilodeau, Jean-Pierre Chupin, Carmella Cuccuzella, Bechara Helal, Rainier Hoddé, Hélène Jannière, Jonathan Lachance, Réjean Legault, Louis Martin, David Theodore et Estelle Thibault.1,380/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512270120007