« Six jours par semaine, six heures par jour, souvent le matin, Berthe accueille les visiteurs dans le grand hall d’entrée de Yad Vashem. Debout. Elle s’adresse à eux en hébreu, français, anglais et allemand pour guider, proposer des audioguides, des plans du mémorial… ou des mouchoirs en papier pour essuyer les larmes à l’issue de la visite. Toute sa vie, Berthe s’est tenue debout. En Savoie quand il fallait vivre cachée. À Lyon après-guerre quand elle a dû repartir de zéro avec ses parents. Aujourd’hui encore, à peine tassée, toujours vive et lumineuse, Berthe a pris le temps de s’asseoir avec moi pour me raconter cette incroyable vie commencée il y a presque 90 ans. Elle n’a oublié aucune date, aucun nom, aucun lieu. De la Pologne à Israël en passant par Lyon et la Savoie, je chemine dans des mondes qui n’existent plus : l’Israël des pionniers des années cinquante, la Savoie paysanne des années quarante, la Lyon ouvrière et industrieuse des années trente, le shtetl polonais du début du XXe siècle englouti par l’Holocauste. Sa vie est aussi une leçon de vie. »Frédéric Métézeau 1941, Berthe Badehi, 9 ans, juive, doit quitter Lyon et ses parents pour aller se cacher dans un village de Savoie. Avec en poche rien d’autre qu’un faux certificat de baptême, rédigé par un curé ami de son père, elle trouve refuge dans une ferme tenue par une femme qui la protégera envers et contre tout. Après cette enfance cachée, Berthe rentre à Lyon retrouver ses parents. C’est l’après-guerre, l’étrange retour à la « normale », l’attente de ceux qui ne reviendront pas des camps. Puis l’amour, le mariage et le départ en Israël. Une nouvelle vie, un nouveau pays, de nouvelles guerres aussi. Un récit de vie extraordinaire et lumineux, à la première personne coécrit avec Frédéric Métézeau.
L'AUTRE MADAME KENNEDY1993 : Carolyn Bessette heurte John Kennedy Jr en faisant son jogging à Central Park.
1996 : elle l'épouse.
1999 : elle meurt avec lui dans un accident d'avion.
Ces trois actes ont aimanté le monde entier. Longtemps, Carolyn Bessette-Kennedy fut moquée pour sa prétendue superficialité. On lui reprocha surtout d'avoir mis le grappin sur l'héritier le plus convoité d'Amérique, elle qui était trop blonde, trop jeune, trop chanceuse. Méprisée par la presse jusqu’à la veille de sa mort, elle est aujourd'hui devenue une icône d'élégance et d'indépendance.
Il fallait la finesse de Camille Perrier pour révéler la complexité d'une femme au destin exceptionnel, qui n'aima jamais la lumière – alors qu'elle la captait si bien.1,210/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512270880001
HISTOIRE MONDIALE DU XXE SIECLEAlors que le XIXe siècle a fait l'objet ces dernières années de nombreuses publications, il n'existait aucune tentative récente de proposer une lecture renouvelée du XXe siècle. S'interrogeant d'abord sur ses temporalités, l'ouvrage s'ouvre sur un tableau des trois grandes phases ayant scandé le siècle et se poursuit par une analyse de ses moments charnières (1917, 1945, 1968, etc.). Le siècle est ensuite envisagé au prisme de ses spatialités au travers d'essais envisageant l'empreinte spécifique qu'il a laissé dans chaque grande région d'un monde qu'il a élargi aux horizons extra-atmosphériques. Une attention particulière est accordée aux lieux qui ont cristallisé certaines des dynamiques les plus saillantes du siècle (Jérusalem, Auschwitz-Birkenau, l'Amazonie, etc.). Enfin, le siècle est abordé sous l'angle des principaux enjeux auxquels ses contemporains ont été confronté, du déchainement de la violence à la dégradation de l'environnement en passant par les mutations de la démographie, de l'économie, de la culture ou encore des religions.2,150/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501160880001
AU NOM DE LA LOIC'est dans Paris et sa banlieue, point névralgique de leur persécution, que furent rafl és près de 29000 Juifs pendant l'Occupation. Si elle s'est imposée dans la mémoire collective comme le symbole de la répression antijuive, la rafl e du Vél' d'Hiv a éclipsé une autre forme de violence, plus discrète et quotidienne, qui s'est abattue sur des milliers de Juifs dans la capitale et a abouti à leur déportation : les arrestations individuelles. C'est alors "au nom de la loi", du règlement ou de l'ordonnance qu'on arrêtait chaque jour ces Juifs à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans son enquête, Johanna Lehr identifie des lieux de la capitale qui, du 1ᵉʳ au 20ᵉ arrondissement et jusqu'à Drancy, en petite couronne, dessinent la géographie de cette persécution. Grâce à des archives inédites, elle dévoile le rôle d'administrations françaises restées invisibles : le Palais de justice, les prisons, la préfecture de Police, les hôpitaux, les gares... autant d'institutions qui, obéissant à un fonctionnement ordinaire dans un moment extraordinaire, ont pris une part active au processus de destruction des Juifs de France.1,210/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2501090880002