Offrir un large panorama de l'histoire, politique et militaire, économique et sociale, religieuse et culturelle, des mondes musulmans médiévaux, de l'Antiquité tardive aux débuts de l'époque moderne, telle est l'ambition du présent Atlas, qui s'appuie sur près de deux cents cartes originales, à toutes les échelles, accompagnées de textes, d'extraits de sources et d'illustrations. Les conquêtes islamiques ont contribué à la formation d'un vaste ensemble de territoires où les musulmans ont détenu le pouvoir politique, dominant des peuples aux coutumes, langues et religions différentes. Il s'étendait sur trois continents – d'al-Andalus à l'ouest à l'Inde islamisée à l'est – et s'ouvrait sur deux espaces maritimes majeurs, la Méditerranée et l'océan Indien. Cet atlas explore les routes parcourues par les marchands, les pèlerins, les voyageurs, les étudiants et les savants ; il atteste de l'ampleur du phénomène urbain comme de la richesse des échanges dans l'ensemble de cette aire et rend compte de son insertion dans une économie-monde en formation. Les communautés musulmanes se sont séparées en différentes branches : les sunnites et les chiites, mais aussi en une myriade d'autres courants minoritaires qui marquent, jusqu'à nos jours, la topographie religieuse. Si les luttes fratricides furent importantes, les relations conflictuelles avec différents ennemis du dehors – conquêtes et jihad, croisades et invasions – ont remanié les équilibres internes comme les frontières extérieures. L'activité diplomatique qui se déploya, à travers toute l'Eurasie et de l'Atlantique au Pacifique, la circulation des idées et des modèles littéraires ou architecturaux, témoignent, au-delà des échanges commerciaux, de l'étendue des réseaux développés au cours des siècles. Les chercheurs qui ont réalisé cet ouvrage collectif, lancé au sein de l'équipe " Islam médiéval " du laboratoire Orient & Méditerranée (CNRS), sont spécialistes de différents champs de l'histoire médiévale des mondes musulmans. Ils et elles donnent à voir et à comprendre, dans une historiographie renouvelée, une histoire globale et connectée des mondes musulmans médiévaux.
CARESSER LE VELOURS600/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2604002193880
LE DERNIER PARADISNew York, années 1930. Renvoyé parce que juif de l’usine Ford où il travaillait, Jack Beilis retourne habiter chez son père, Solomon, alcoolique et endetté. Sans travail et sans argent, ils ne parviennent pas à payer le loyer au propriétaire, Lukas Kowalski. Un soir, alors que celui-ci débarque avec deux hommes de main, un coup de feu part et Kowalski s’effondre. Persuadé qu’il va être accusé de meurtre, Jack veut fuir le pays. Il s’embarque avec son ami Andrew, militant communiste de la première heure, pour le « paradis des travailleurs ». Des États-Unis de la Grande Dépression aux steppes enneigées de l’Union soviétique, Antonio Garrido aborde un pan méconnu et captivant de l’histoire de ces deux pays que tout opposait : l’émigration de travailleurs américains plongés dans la misère vers cette terre de la grande promesse qui leur faisait miroiter le « dernier paradis ».550/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2604002193838
LA LEGENDE DU TOUR DE FRANCEC'était en 1903, et la bicyclette, moyen de locomotion tout à la fois des humbles et de monsieur le curé, des mieux nantis également, cette bicyclette encore très imparfaite mais néanmoins robuste et gagneuse de temps, passait délibérément de l'utilitaire à la compétition. Elle offrait à l'homme un support nouveau dans le dépassement de soi-même, en un temps où le sport embryonnaire se tournait vers le grandiose en sorte de frapper les esprits. Il y aura de cela bientôt un siècle et le Tour de France devenu institution nationale, puis événement mondial, continue à produire chaque année ses images fortes, témoignages d'une épopée tantôt fantastique, parfois tragique et certains jours cocasse, qui n'en finit pas de se renouveler. C'est le témoignage de ces grands moments que nous vous livrons ici. (Pierre Chany)1,770/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2604002193601
MONSIEUR SCHUBERTCeci n'est pas un roman, mais un récit, une chose vraie. "Monsieur Schubert", c'est le dernier jour de la vie d'un petit comptable. Ce jour est le 9 novembre 1989, date de la chute du mur de Berlin. Monsieur Schubert "vit, travaille, une étrange machine au-dessus de la tête qui tape, sans bruit, et retape, le tasse, implacable. Aussi chaque soir rentre-t-il un peu plus tapé, tassé, rapetissé que la veille". A sa façon il assume et exprime ce qui ronge notre monde et creuse une litière à la mort : l'ennui. Monsieur Schubert à sa manière est un juste, mais un juste sans éclat, un pauvre, un petit juste ordinaire, mais perverti, broyé par ce regard d'une cruauté somme toute énigmatique mais profonde que jettent sur lui tous les collègues, tous les beaux-frères du monde, tous les pions mécaniques de l'abjection commerciale. C'est l'histoire d'un de ces petits hommes gris que la vie sociale a dénaturés jusqu'à les métamorphoser en ces blattes que les murs des villes laissent courir le soir le long de leur grisaille jusqu'à leur anéantissement, symbole de la déroute d'une époque où les plus intelligents, les plus cultivés, les plus puissants, les plus riches sont éduqués à n'utiliser leurs atouts que pour appauvrir et humilier ceux qui ne les possèdent pas. Jusqu'à les tuer.860/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2604002193599