Pour s'avancer jusqu'au bord de son ravin, il faut des mains à tenir. Mais, de toutes les mains, la plus précieuse est celle qui nous donne le courage de lâcher. Car écrire c'est chuter, c'est le battement de son coeur qui remonte à la gorge, et qui accélère aux rafales des frayeurs. Au Collège de France, en 2025, Wajdi Mouawad a prononcé huit leçons. Chacune avait pour matière l'exploration d'un verbe : être, voir, trembler, choisir, rencontrer, consoler, aimer, mourir. Tout son parcours personnel et artistique, marqué par la guerre, l'exil, le poids des identités, les secrets familiaux, la transmission transgénérationnelle et la réconciliation, s'y réfléchit. Il raconte ainsi des histoires passées et présentes, intimes et collectives, car, à travers ces verbes, ce sont nos relations aux autres qui se nouent. En creux, Wajdi Mouawad rappelle combien l'écriture est un acte de dignité et de reconnaissance, combien il faut savoir se laisser tisser par elle sans jamais lui poser de condition.
JUSQU AU BORD DE SON RAVINPour s'avancer jusqu'au bord de son ravin, il faut des mains à tenir. Mais, de toutes les mains, la plus précieuse est celle qui nous donne le courage de lâcher. Car écrire c'est chuter, c'est le battement de son coeur qui remonte à la gorge, et qui accélère aux rafales des frayeurs. Au Collège de France, en 2025, Wajdi Mouawad a prononcé huit leçons. Chacune avait pour matière l'exploration d'un verbe : être, voir, trembler, choisir, rencontrer, consoler, aimer, mourir. Tout son parcours personnel et artistique, marqué par la guerre, l'exil, le poids des identités, les secrets familiaux, la transmission transgénérationnelle et la réconciliation, s'y réfléchit. Il raconte ainsi des histoires passées et présentes, intimes et collectives, car, à travers ces verbes, ce sont nos relations aux autres qui se nouent. En creux, Wajdi Mouawad rappelle combien l'écriture est un acte de dignité et de reconnaissance, combien il faut savoir se laisser tisser par elle sans jamais lui poser de condition.1,210/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512271170003
DE COCTEAU A SIMENONPhotographe franco-suisse, Yves Debraine a collaboré aux plus grands titres de la presse suisse et internationale. Signe de son goût pour la littérature, ses archives contiennent de nombreux portraits d'écrivains de toutes nationalités. Photographe personnel de Charlie Chaplin, Yves Debraine a aussi été celui de Georges Simenon. Cette relation privilégiée lui a permis de documenter une rencontre unique entre le père de Maigret et celui de James Bond, Ian Fleming. Jean Giono admirait le talent du photographe au point de lui consacrer plusieurs pages dans les Notes sur l'affaire Dominici.
Jean Cocteau, Vladimir Nabokov, Albert Cohen, John Le Carré, Friedrich Dürrenmatt, Ella Maillart ou Jacques Chessex appréciaient poser pour Yves Debraine qui, selon les mots de Simenon, « opérait sans douleur ». Les images en noir et blanc, prises entre 1950 et 1990, dévoilent un photographe attentif à l'acte d'écrire, à la chorégraphie des mains et des mots, à la dynamique des corps dans leurs lieux de création.1,600/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512271170002
UNE HISTOIRE DU ROMANLa nouvelle référence des passionnés de lecture - De l'Antiquité à nos jours : les évolutions et les liens entre les époques. - Un classement par thème : des romans d'aventures aux grandes fresques historiques, de la science-fiction à l'analyse sociale et politique en passant par le polar, la fiction écologique ou le roman psychologique, autobiographique ou de fait divers. - Des écrivains aux voix singulières : de François Rabelais à Margaret Atwood, d'Emily Brontë à Franz Kafka, de George Sand à Haruki Murakami... Plus de 300 auteurs abordés. - Des croisements entre auteurs classiques et contemporains pour s'ouvrir à toute la diversité de la création romanesque. - Plus de 150 illustrations, cartes, chronologies et notices pour une immersion dans le genre du roman. - Les coulisses de l'écriture : pourquoi écrire, comment raconter une histoire, comment construire des personnages, comment se faire éditer... Un voyage à travers les formes, les styles et les époques, pour lire autrement... devenir un lecteur critique et écrire à son tour.1,650/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512271170001
UNE HISTOIRE DES HAINES D'ECRIVAINS" Avez-vous bien des ennemis ? " Voilà ce qui préoccupe Balzac, dans la lettre qu'il écrit à son confrère Eugène Sue le 18 novembre 1832. Sue répond sur le même ton : " Les ennemis ? Oh ! très bien, parfaits et en quantité. " La course aux honneurs est indissociable de la condition d'écrivain, particulièrement au XIXe siècle, quand la presse devient toute-puissante et que les tirages des livres augmentent. Autant de motifs d'envie et de ressentiment pour nos chers auteurs : Balzac accuse Hugo d'utiliser des journalistes à sa botte pour l'éreinter, lequel Hugo se brouillera avec Dumas pour une sombre histoire de rivalité théâtrale ; Lamartine, qui vend ses fonds de tiroir pour gagner de l'argent, devient la risée de ses pairs ; quant aux Goncourt, ils crient au plagiat perpétuel : Flaubert a copié leur usage de l'imparfait, Zola vole le sujet de leurs livres... C'est parce qu'ils sont écrivains, parce qu'ils savent quel mot fait mouche et fait rire, que leurs haines sont si savoureuses pour nous, lecteurs. Traits d'esprit, ruses et dédains, mensonges et duperies : ne boudons pas notre plaisir.500/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512121170001