溫斯坦性侵事件爆發以來,越來越多女性挺身而出,傾訴一則又一則驚人痛心的故事……這本書籍集結三十多篇大多是女性主義者親身的見證,跨領域共織出整場運動的主要論述。 Comparable aux luttes pour l’avortement (1970) et pour la parité (1990), le mouvement de protestation féminine récent déclenché par l’« affaire Weinstein » — véritable métaphore des agressions sexuelles et des liens entre jouissance et pouvoir — fait partie des moments d’Histoire, où se condensent les colères, où naissent les révoltes. C’est un acte collectif d’émancipation. Au-delà de l’anecdote ou du fait divers, cet événement est pluriel, historique et politique : parce qu’il fait basculer l’un des hommes les plus puissants du monde (à la fois « chef » et « prédateur ») ; parce qu’il a encouragé plusieurs milliers de femmes à demander justice et à remettre en cause un rapport de force ; enfin parce qu’il concerne aussi les hommes, leur masculinité et leur ressenti de la domination masculine. À l’inverse des prises de position rétrogrades et culpabilisantes qui visent à inhiber ou à opposer, ce livre collectif réunit les « prises de parole » et les « prises d’écriture » d’autrices et d’auteurs — militantes et militants, chercheuses et chercheurs, créatrices et créateurs, victimes ou non… —, qui, sans nier leurs divergences, s’accordent pour dénoncer les injustices et les violences réelles (professionnelles, économiques, sexuelles...) subies par les femmes aujourd’hui et réaffirment la nécessité de les combattre, de les penser et de les représenter. Partant de la révélation de « l’affaire Weinstein » et des effets mondiaux de sa dissémination (#MeToo, #BalanceTonPorc…), cet ouvrage pluridisciplinaire précise les enjeux des débats et des mobilisations, et les met en perspective au regard des réflexions récentes sur les violences de genre, le consentement, l’émancipation citoyenne et artistique des femmes, et l’égalité des sexes.
Penseuse de génie, écrivaine prolifique et militante radicale, Françoise d’Eaubonne (1920-2005) a partagé les grands combats du XXe siècle. Féministe, anticolonialiste, partisane des combats queers – alors qu’elle n’était pas (à son grand regret !) lesbienne elle-même–, écologiste et décroissante, elle a publié une centaine de livres. Pourtant, malgré une reconnaissance internationale, Françoise d’Eaubonne est rapidement tombée dans l’oubli. Sous la plume d’Élise Thiébaut, l’intime et le politique se mêlent pour donner chair à une femme hors du commun. Un portrait passionnant et sans tabou, plus indispensable que jamais, qui éclaire à la fois le génie et les dimensions les plus subversives de celle qui lança les mots phallocrate , écoféminisme et sexocide .
Élise Thiébaut est l’autrice de plusieurs ouvrages, nouvelles et essais. Elle est notamment l'autrice de Mes ancêtres les Gauloises (La Découverte, 2019), Ceci est mon sang (La Découverte, 2017) et Les règles… quelle aventure ! (La ville brûle, 2017). Elle dirige la collection Nouvelles Lunes au Diable Vauvert.500/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2604002192087
HYGIENEA l'avant-garde de la médecine, l'Hygiène a toujours fait figure de rempart retardant la progression des maladies infectieuses. Mais la vigilance de ses gardiens a parfois été endormie par diverses contraintes et la confusion du sain et du malsain portée à son comble. Au-delà du caractère normatif inhérent à la crainte de la contagion et au souci du bon état physique des populations, l'hygiène a profondément modifié les comportements ainsi que les mentalités. Innovations techniques et progrès médicaux, lois et règlements se sont succédés, interrogeant tant des aspects touchant aux moeurs, à la toilette qu'aux conditions de logement. En se fondant sur divers aspects de la vie publique et privée des Français, cet essai historique tente de clarifier une situation si préjudiciable à l'harmonie sociale.500/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512271950008
« Tu ne seras ni social justice guérillère ni caution féministe pour ligne budgétaire. »
alex~tamécylia a 37 ans. Autrice, poétexsse et performeureuse, ielle anime à Paris les ateliers d'écriture féministe Langue de Lutte dans divers lieux dont La Mutinerie et la librairie Violette and Co ; ielle a confié son manuscrit au nouvel attila par admiration pour Michelle Lapierre-Dallaire.660/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512271950007
PRIVILEGES. CE QU'IL NOUS RESTE A ABOLIRLe 4 août 1789, l'Assemblée constituante vote l'abolition des privilèges, ces lois particulières octroyées à certains groupes sociaux. Ce temps fort de la Révolution française marque le passage à une société fondée sur l'idéal républicain qui nous guide encore aujourd'hui : liberté, égalité, fraternité. Mais l'Ancien Régime et ses inégalités ont-ils pu réellement disparaître en une nuit ? Dans un essai croisant philosophie, histoire et sociologie, Alice de Rochechouart montre que les privilèges, loin d'être les vestiges d'un monde ancien, restent un fondement politique de la modernité. Pour sortir d'une société construite sur des hiérarchies – en fonction du genre, de la couleur de peau, de l'orientation sexuelle ou des capacités intellectuelles –, elle plaide pour que l'on repense l'organisation politique dans son ensemble. Car, dans un moment où la démocratie n'a peut-être jamais semblé si fragile, il y a urgence à se saisir des injustices et à penser un nouveau projet politique. Alors, plus de deux siècles plus tard, sommes-nous vraiment prêts à abolir les privilèges ?1,100/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512271950002