De la centaine de pièces écrites par Eschyle, le plus vieux et le plus terrible des tragédiens grecs, seules sept nous sont parvenues. On sait peu de choses de lui, si ce n'est qu'il a combattu à la bataille de Marathon : l'ombre de la guerre, immense et redoutable, plane sur son oeuvre. D'un choeur de femmes exilées, dans Les Suppliantes, à la lamentation d'une reine face à la défaite, dans Les Perses, jusqu'aux pleurs d'une ville déchirée par une guerre fratricide, dans Les Sept contre Thèbes, Eschyle chante la guerre et ses douleurs. Ses héros, tel Prométhée, font face à la colère divine, ou ploient sous la malédiction, dans la trilogie de l'Orestie. Eschyle ne célèbre pas les vainqueurs mais les vaincus : réfugiés, suppliciés, révoltés. Victimes de l'hybris des hommes ou de la malédiction des dieux, tous entonnent une complainte qui traverse les millénaires.En passant du monologue au dialogue, Eschyle donne naissance à la tragédie, et transforme la cérémonie religieuse en acte de théâtre. Mise en garde ou malédiction, il fait tonner jusqu'à nous une voix d'outre-tombe : gare à celui qui cherche à bouleverser l'harmonie du monde.
CARESSER LE VELOURS600/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2604002193880
LES ENFANTS DE SAINTE MARGUERITEC'est dans une île adriatique pittoresque qu'Ante Tomié nous transporte avec ce roman où des personnages toujours aussi hauts en couleur, selon son habitude, se croisent : un commandant de police transformant sa prison en chambres d'hôtes, un professeur de philosophie exaltant les kebabs comme fondement de la culture méditerranéenne, et un migrant syrien séduisant, objet de toutes les attentions féminines. Un âne espiègle, brayant à chaque ébat amoureux, ajoute une touche burlesque à cette comédie humaine. A travers des situations rocambolesques et des rebondissements inattendus, le roman rend hommage à sainte Marguerite, patronne des couples en quête d'enfants. Avec son humour subtil et sa tendresse pour l'humanité, Tomic offre une oeuvre réjouissante qui célèbre l'amour et la solidarité.1,130/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512271120001
LA FILEUSE DE VERRE (Littérature américaine)"- S'il n'y a pas de femmes dans l'industrie du verre, c'est parce que notre travail doit être parfait pour être accepté par des hommes. Or, avec le verre, la perfection n'existe pas." À la mort de son père, Orsola Rosso décide d'apprendre à fabriquer des perles de verre pour sauver sa famille de la ruine. Dans le Murano de la fin du XVᵉ siècle, ce précieux savoir-faire, étroitement lié au commerce, n'est pas l'affaire des femmes. Orsola va pourtant s'employer à atteindre la perfection dans son art, autant qu'à maîtriser les subtilités de la négociation. Ses bijoux finiront par orner le cou d'impératrices, de Vienne à Paris, et feront un jour le bonheur des touristes de la Sérénissime...550/mainssl/modules/MySpace/PrdInfo.php?sn=llp&pc=2512121120002