
Ne en 1956 a Kaohsiung, au sud de Taiwan, Jiao Tong s’inspire de la philosophie taoiste dans ce recueil de poesie en melant trois themes : la sexualite, la nourriture et le pouvoir. Il tourne en derision le discours politique et la societe patriarcale de Taiwan dans des poemes hautement satiriques, ou l’humour affleure souvent et ou est souligne le lien que la tradition chinoise etablit entre sexualite et nourriture. Il s’amuse ainsi a evoquer des mets connus comme aphrodisiaques — ailerons de requin, penis de tigre, crevettes, concombres de mer, racines de begonia… — en suggerant la peur qu’eprouvent les hommes de perdre leur puissance sexuelle et, par la meme, leur pouvoir au sein d’une societe phallocentrique. Il ridiculise parallelement le mythe politique d’une possible reconquete de la Chine continentale par les nationalistes, dont il fustige ainsi ? l’impuissance ? politique. Ne en 1956 a Kaohsiung, au sud de Taiwan, Jiao Tong s’inspire de la philosophie taoiste dans ce recueil de poesie en melant trois themes : la sexualite, la nourriture et le pouvoir. Il tourne en derision le discours politique et la societe patriarcale de Taiwan dans des poemes hautement satiriques, ou l’humour affleure souvent et ou est souligne le lien que la tradition chinoise etablit entre sexualite et nourriture. Il s’amuse ainsi a evoquer des mets connus comme aphrodisiaques — ailerons de requin, penis de tigre, crevettes, concombres de mer, racines de begonia… — en suggerant la peur qu’eprouvent les hommes de perdre leur puissance sexuelle et, par la meme, leur pouvoir au sein d’une societe phallocentrique. Il ridiculise parallelement le mythe politique d’une possible reconquete de la Chine continentale par les nationalistes, dont il fustige ainsi ? l’impuissance ? politique.
Marie Laureillard-Wendland, maitre de conferences en langue et civilisation chinoises a l'Universite Lumiere-Lyon 2








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